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LIVE REPORT / Festival Solidays : on y était !
04/07/2018

LIVE REPORT / Festival Solidays : on y était !

Depuis 20 ans, c'est toujours autant d'amour, d'émotion et de musique qui se retrouvent à Longchamp. On ne peut pas mieux commencer l'été qu'en voyant de magnifiques lives, au passage en faisant une bonne action. Retour sur ces trois jours de festival Solidays pleins de concerts et de solidarité avec des milliers de festivaliers.

 

Ce 1er jour, les premiers festivaliers arrivent très tôt sur le site et récupèrent rapidement leur guide du festival contre don libre, pour découvrir la programmation. Quelques uns d'entre eux commencent à courir vers le saut à l'élastique tandis que d'autres se promènent entre les différents stands de prévention et d'information mis en place par Solidarité Sida. Une autre partie préfère encore se diriger vers la Silent Disco, expérience sensorielle assez folle pour laquelle on se prend vite au jeu de la musique au bout du casque, tout en dansant dans un silence global.
Après ces moments de détente, il est temps d'écouter un peu de musique. Belle surprise qu'est Eddy de Pretto, révélation 2018 qui sait se donner pour son public qui reprend à tue tête ses titres. Nasser, quant à lui, offre set original et puissant, pendant que Nekfeu pulvérise la scène principale, la scène Paris, de retour sur scène après plusieurs mois d'absence. Jain n'est quant à elle jamais loin, et présente son nouvel album à venir sur la scène Bagatelle, toute vêtue de bleu et de nouveau seule face à la marée humaine. Mome n'a pas joué depuis plus de six mois à Paris et compte bien mettre le feu pour rattraper tout ça. Son "Aloha" résonne sous la scène Dôme, scène couverte tout à l'Est du festival (à retrouver ici !)

 

Solidays est bien plus qu'un festival où l'on va voir des artistes, on vient aussi pour les messages. On écoute attentivement Luc Barruet, le directeur du festival, rappeler les valeurs du festival, parler des 25 millions d'euros récoltés pour Solidarité Sida en 20 ans et rendre hommage aux bénévoles sur fond de "I Will Survive". Solidays, c'est aussi pour ça que le public vient. Peu après, DJ Snake monte sur scène. Il n'a rien à prouver et retourne littéralement Longchamp. Rapidement, certains festivaliers font toutefois marche arrière pour rater le moins possible du concert de Bagarre, pépite électro alternative de la scène française, avec leur album "Club 12345". Le collectif retourne littéralement le dôme, même la proximité avec la scène Domino et le concert de Molécule est à déplorer : les sons se chevauchent et certains solos sont plus difficilement audibles. 15 minutes après, Mr Oizo prend le relais à coup de titres de son label Ed Banger et de quelques surprises comme Gesaffelstein, le tout dans une ambiance puissante, alors que le froid commence à se faire sentir sur Longchamp. Enfin, la soirée se termine avec le set de Rebeka Warrior, moitié de Sexy Sushi. Malgré un danseur qui se donne à fond, il faut un moment pour rentrer dans le bain de ce set techno, très différent de ce à quoi nous a habitué la nantaise.

 

 

La moyenne des quelques heures de sommeil n'a pas découragé le public, parfois venu de très loin ce deuxième jour, lequel se retrouve très tôt de nouveau sur le site. En attendant les premiers concerts, la découverte du festival et de ses nombreuses activités et conférences proposées vaut le coup. Les Soeurs de la perpétuelle Indulgence ont migré cette année sous le Dôme. Encore un beau message d'amour porté à toujours plus de festivaliers. Quelques câlins donnés plus tard, voici la Cérémonie contre l'oubli sur la scène Paris. Une pensée forte pour toutes les victimes du Sida, qui permet de ne pas oublier pourquoi nous sommes à Solidays. Amadou et Mariam et leur 'Dimanche à Bamako' peuvent attendre quelques instants, les gorges sont serrées à l'écoute des paroles des personnes présentes sur scène.
Her à Solidays, c'est plus qu'un simple concert. Le groupe à l'histoire tragique tenait à jouer à Longchamp, et rappelle qu'il faut profiter de la vie et de ses proches à chaque instant. Un fort moment d'émotion musicale partagé avec un public nombreux.
Un peu à contrecoeur, voici qu'il faut choisir entre les londoniens de Django Django venus présenter leurs dernières pépites, et la découverte musicale française du moment, du nom de Suzane, sur la César Circus. La chanteuse a déjà beaucoup de style malgré un set plutôt court. Elle sait faire présence sur scène à coup de danses atypiques et de titres forts (à découvrir ici !)

 

Rapidement, les habitués des lieux que sont Shaka Ponk se jettent à corps perdu sur la scène Paris. Frah, leader masculin, lui, ira même jusqu'à se jeter dans le public. Les concerts de Shaka Punk sont certes un show visuel, détonant, impressionnant, mais l'ambiance est tout aussi présente dans le public, fans de Wall of Death et de pogos. 23h20,
Et ensuite, vient David Guetta. Avec 45 minutes de retard pour raisons techniques, beaucoup de monde décampe pour courir vers la scène Domino, où Meute va bientôt jouer. Il est presque une heure du matin et Guetta sort ses premiers feux d'artifice au loin sous un public toutefois présent, malgré les complications à prévoir avec les métros. Dans tous les cas, Meute retourne la scène... et les coeurs. La fanfare de cuivres et de percussions reprend You And Me de Disclosure, fait s'asseoir l'audience et vient carrément terminer son concert dans le public, sous les confettis. Incroyable. Après ce moment magnifique, direction la Boom Box pour applaudir le mec le plus énigmatique du monde, Vladimir Cauchemar. Son DJ set se termine par Aulos, la musique que personne n'a jamais compris. A cette heure, il commence à être difficile de trouver la force de se déplacer : autant rester pour le dj set suivant, pas annoncé sur le programme. Tant mieux, beaucoup n'avaient pas encore le projet de rentrer dormir, on verra ça après le live de Sabrina & Samantha.

 

 

Dernier jour, la fatigue n'est toujours pas un mot connu des festivaliers ! A peine cinq heures de sommeil plus tard (oui, les navettes jusqu'à Porte Maillot et Uber, ça prend du temps), retour à Longchamp pour profiter une dernière fois de toute cette dose d'amour. L'Impératrice commence son show sur la scène Bagatelle, lequel renvoie tout le monde directement dans les années 70. Il est l'heure de rejoindre la scène Domino pour le concert de Thérapie Taxi, tout en profitant des dernier sons de Polo & Pan. Tout était prévu face à la renommée montante du groupe parisien qui vient d'annoncer un concert à l'Olympia, mais même vingt minutes avant le concert, impossible de se retrouver sous le chapiteau. C'est bien dommage car vraiment beaucoup de monde hurle les chansons du groupe sur des mètres à la ronde. Sous le chapiteau d'ailleurs, c'est la folie, avec Raphael, chanteur principal qui lance des bouteilles de rhum dans le public et fait monter une fille du public sur scène pour l'embrasser langoureusemen ! 


Alors que la Boom Box bat son plein et que les stands ferment peu à peu, la Color Party toujours aussi folle met de la couleur aux âmes et colle des sourires sur chacun des visages. Il est ensuite temps d'aller dire au revoir aux chapiteaux à coup de soul music grâce aux indémodables Jungle qui ont bien l'intention de tout retourner. Et bientôt, il est l'heure du dernier concert du Dôme, Niska, qui fait hurler sur ses reprises de Maitre Gims et son "Pouloulou" bien trop entêtant. Il salue, et la soirée se termine avec le hip hop de IAM. Une heure après le show des marseillais, la foule se dirige comme un seul homme vers les sorties du festival, laissant Longchamp vide, triste et seul, mais que tout le monde aura à coeur de retrouver l'an prochain !

 

Report live de Sébastien Martinez

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